Vie de Digital Nomad - The Creative Van
Prendre la route ne s’improvise pas. On pourrait croire qu’il n’y a qu’à mettre la valise dans le coffre, penser à la bouteille d’eau à côté du siège conducteur, resserrer les sangles sur le toit, claquer la porte, fermer la maison, et rouler après avoir vérifié que le portail s’était bien fermé.
creative, van, vanlife, creativevan, trip, travel, portfolio, freelance, life, design, blog, graphic, motion, 3D, fourgon, aménagé, voyage, travel, #vanlife, création, studio, graphiste, thecreativevan, clara, flo, florian, identité, visuelle, logotype, agence, communication, studio
22632
post-template-default,single,single-post,postid-22632,single-format-standard,qode-social-login-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,select-theme-ver-4.4,wpb-js-composer js-comp-ver-5.4.4,vc_responsive

Vie de Digital Nomad

Nos articles sont écrits en français et en anglais. La version anglaise est en bas de page.

Our posts are both written in French and English. English version is below this article.

Nouvelle tendance durable ou ersatz du travail moderne ?

Notre expérience de digital nomads n’est pas bien vieille, et nous n’avons pas la prétention de savoir qualifier ce mode de travail sur le long terme. Cet article a vocation à partager notre retour d’expérience, une vision parmi tant d’autres, sur un nouveau mode de travail qui fait de plus en plus d’adeptes mais fait aussi débat. Est-ce une révolution durable de nos organisations du travail et un choix de carrière au long cours, du moins pour certains métiers / compétences qui s’y prêtent forcément plus que d’autres ? Ou est-ce un moyen de développer son entreprise tout en étant mobile pour ceux qui cherchent à s’évader quelques mois du métro/boulot/dodo et se redonner les moyens de définir leurs aspirations professionnelles ?

Alors si la question que nous évoquons en sous-titre existe bel et bien « nouvelle tendance durable ou ersatz du travail moderne », nous ne chercherons pas à y répondre directement. Plutôt, nous invitons tous ceux s’essayant à ce nouveau mode de vie à trouver leur propre réponse. Car il n’y a pas de réponse unique, ni un monde manichéen entre les « 100% digital nomad, les seuls, les vrais » et les « digital nomad d’un jour ». Peut-être même qu’il y aurait un juste milieu à ceux qui ne partiraient vivre l’aventure digital nomad que quelques mois par an.

 

Si du moins vous vous posez la question sur ce qu’est un digital nomad, et sous quelles conditions peut-on tenter de vivre l’expérience à bord d’un van, voici en quelques lignes ce que l’on peut vous livrer sur pourquoi partir et comment se donner les moyens d’y parvenir d’après nous.

De l’open-space à la vie au grand air

L’émergence des digital nomads semble être le signe de l’adaptation des modes de travail, à de nouvelles aspirations professionnelles, avec le coup de pouce nécessaire des nouvelles technologies. Les Générations Y ou Z, qui arrivent sur le marché du travail, sont pointées du doigts pour un comportement qui rompt avec les organisations du travail qu’ont connues nos parents. Les analyses comportementales au travail liées aux générations pullulent. Toutes avec leurs lots de vérités et de constats dans lesquels se reconnaître, ou leurs lots d’aberrations et de classifications psychologiques qui n’ont vocation qu’à satisfaire les esprits contrariés des managers perdus dans le tourbillon des revendications des jeunes générations au travail.

Sans avoir la prétention de démêler le vrai du faux de ces analyses, force est de constater que les jeunes générations sur le marché du travail sont à la recherche de défis professionnels sensés répondre à une foule de critères plus ou moins compatibles entre eux.

Un équilibre vie professionnelle / vie privée, notamment atteint grâce à la flexibilité de l’organisation du travail et l’absence de routine quotidienne. Une certaine sécurité, sur les fonctions occupées ainsi que le revenu mensuel qui les accompagne. Mais aussi, faire du lieu de travail un espace de socialisation, au travail des relations avec ses collègues, qui ne sont pas des « concurrents » mais bien des « pairs » avec lesquels se construisent des relations pouvant aller au-delà du domaine professionnel. Ou bien encore, la recherche d’autonomisation et  de responsabilisation (ce fameux « empowerment »), dans le sens de fonctions permettant de gagner en maturité et en responsabilités au sein d’une équipe, afin de s’élever sur les sujets que l’on considère soi-même importants.

La réflexion et l’équipement nécessaire
Définir les contours de son métier « nomade »

Face à autant de critères à cocher, il ne s’agit parfois que de se lancer un défi de plus – celui de travailler à distance. Plusieurs cas de figure sont alors envisageables. Si The Creative Van utilise le statut d’auto-entrepreneur, cela est certainement envisageable d’y réfléchir contractuellement avec son entreprise. L’essentiel du digital nomad repose dans les compétences qu’il doit pouvoir mettre à disposition de l’entreprise ou de ses clients « à distance ». Les métiers du web et du graphisme surfent aujourd’hui sur cette liberté permise par Internet, mais il appartient à tout métier de définir les conditions dans lesquels la distance est envisageable sur du court ou long terme. Impossible d’arrêter une liste exhaustive des reconversions professionnelles envisageables pour qui souhaiterait se lancer dans l’aventure, il faut y aller au talent et/ou au culot… !

Bien dimensionner son autonomie énergétique vis-à-vis de son équipement

Avec deux ordinateurs à bords relativement gourmand en énergie selon les logiciels utilisés, du matériel de photographie et de films (appareil photo, caméra sport et drone) et le matériel pour une vie quotidienne, à savoir un réfrigérateur, et un chauffe-eau, nous avons misé sur l’autonomie énergétique permise par un panneau solaire 200w. Nous disposons de 2 prises 220v alimentées grâce à un convertisseur d’une puissance de 600w relié à notre batterie auxiliaire de 110A.

 

Beaucoup de notions électriques, mais en bref ce que l’on peut en retenir c’est que nous ne sommes pas obligés de rouler tous les jours pour pouvoir recharger nos ordinateurs et équipements tant que nous sommes exposés au soleil dans la journée. En cas de stationnement plus long, nous cherchons à nous raccorder par prise extérieur à du 220V et là, deux autres prises prennent le relais pour alimenter nos appareils nomades.

Savoir rester connecté même à distance

Pour pouvoir travailler, la connexion internet est l’outil numéro 1 du digital nomad. Même si nous apprécions les bivouacs où « aucun service » n’est disponible pour une véritable déconnexion, force est de constater que nous sommes friands d’une bonne connexion 4G quand le besoin s’en fait ressentir.

 

Il faut avouer que le timing de l’aventure aura été le bon, suite au changement de la réglementation européenne à l’été 2017. La suppression de l’itinérance des données dans la majorité des états européens nous permet d’utiliser nos forfaits même à l’étranger.

 

Et pour ce qui est du dimensionnement de nos forfaits, nous sommes à une consommation d’entre 30 et 40 Go par personne, ce qui n’est aujourd’hui pas excessif étant données les offres régulières des opérateurs et ce qui laisse un peu de tranquillité d’esprit. Il suffit de rester en veille sur les nouvelles offres et les évolutions potentielles des forfaits.

Quand on est digital nomad, la vue du bureau change tous les jours
Voyager ou travailler, est-ce vraiment la question?
Notre façon de voir le rythme digital nomad

Nous ne travaillons pas selon une organisation 7h/jours, 5 jours par semaine, mais là n’était pas le but recherché. Notre façon de voir le nomadisme digital professionnel a été réfléchie puis s’est naturellement dessinée au cours du temps.  Le rythme de travail varie d’une semaine à l’autre du fait de plusieurs facteurs – la météo, l’itinéraire et les contraintes professionnels pouvant survenir.

 

Plus qu’un nombre d’heures par semaine, le travail indépendant en digital nomad consiste principalement à savoir casser le rythme de travail standard. Loin des horaires de bureau, le digital nomad doit pouvoir segmenter son travail si nécessaire au fil de la journée tous les jours de la semaine. Bien sûr, une rigueur peut s’imposer avec des horaires de travail précis, la fréquentation d’espaces de coworking dans les endroits visités, mais en ce qui concerne ces premiers mois du Creative Van, et des déplacements que nous faisons, le choix a vite été de favoriser une organisation du travail flexible sans forcément de distinction des jours de la semaine ou du week-end ou des horaires de travail. Cette organisation prend en compte les aléas du voyage et tout en respectant les contraintes clients et les échéances.

 

Une fois acceptée cette vision du travail, la motivation finalement à travailler vient d’elle-même au quotidien aux moments les plus opportuns. Le temps du travail s’intercale aisément lors des moments de longues routes pour le passager (si la route ne zigzague pas trop), lors des moments de pluies où nous sommes confinés en intérieur, ou en fin d’après-midi / le soir après déjà quelques découvertes. Il peut nous arriver également de décider d’y dédier toute une journée sur un rythme qu’on qualifierait de plus standard. Mais le maître mot reste flexibilité et volonté personnelle.

Alors, prêt à prendre la route ?

La recette pour sortir d’une vie professionnelle sédentaire et faire ses premiers pas de digital nomad nous semble consister en un doux mélange de volonté personnelle et d’un cadre structurant, que cela repose sur l’autonomie de votre habitation mobile qui vous sert de bureau ou sur un lieu que vous pouvez investir régulièrement (coworking, cafés, ou autre endroit de votre choix). Ces ingrédients sont comme une base. A chacun de pimenter la recette comme il le peut. Pour que vous même vous puissiez, après vous être lancé dans l’aventure, vous demander si vous pouvez en faire un mode de vie durable ou si ce n’était qu’une belle parenthèse enrichissante dans votre carrière…

The Life of Digital Nomads

A new sustainable trend or ersatz of the modern work?

Our experience as digital nomads is not that old, and we don’t claim to old the truth about whether or not this can be a long-lasting way of work. This blogpost intends to share our experience on this new way of working that attracts more and more people but also divides. Is it a sustainable revolution in the work organisations, and a long-term opportunity for carriers, at least for some skills and jobs that can afford to work remotely? Or is it just a way to develop your skills and own project remotely while you need to escape from the routine for a few months to focus on new professional expectations?

 

If the question that we wrote as a subtitle to this article does stand “a new sustainable trend or an ersatz of the modern work”, we will not answer it directly. Instead, we invite anyone trying to get into this adventure to find their own answer. Because there is no unique answer, it is not a Manichean world between the “digital nomad from the top of their head to the tip of their toes” or the “digital nomad for a day”. Maybe there is even a middle ground for those willing to live the adventure only a few months a year.

 

If at least you wonder what a digital nomad is, and under which conditions you can try and live this adventure in a van, here are a few words about our experience.

From the open-space to the open air

The digital nomad trend is the sign that we need to adapt our work structures, due to new professional expectations and the opportunities offered by new technologies. The Generation Y and Z now on the labour market are said to have a different behaviour regarding work. Behavioural analyses on generations are mushrooming. Each one with its share of observations that could be true, and its share of hypothesis that may only be useful to managers lost in the torment of young workers’ demand.

 

Without claiming to sort things out about the truth in these analyses, it must be noted that young generations on the labour market are searching for professional challenges that have to meet a few requirements. A balance between personal and work lives, that relies upon flexibility, on work organization and mobility. Security, on the functions and responsibilities that also define a certain wage. They also look forward to being able to turn the workplace into a social zone, providing relationships with co-workers that are not people you compete with, but peers with whom you may build relationship that go beyond professional matters. Furthermore, the search of a great job is also a search for empowerment, in a way that your job will lead you to step up intellectually and to be in charge of responsibilities that matter to you.

The road to a nomad life and what you need to work remotely
Defining your skills as a digital nomad

Trying to tick so many criteria to find the best job, sometimes all you need is to add one more to the list– set up the conditions to work remotely. Many possibilities can be found. If the solution was for the Creative Van to use the auto-entrepreneur status, it must also be possible to set up the conditions with a company that does not require you to be in office. All in all, to be a digital nomad, you need to have the skills that can be sold or provided to companies remotely. Working in graphic design or in the web certainly helps these days, but any job may find the conditions in which it can be done thanks to the Internet and new means of communication.

Be self-sustaining in energy regarding your devices to work and live

With two computers onboard and powerful softwares to run, but also some devices for photography, and our everyday equipment that includes a fridge and a water-heater, we tried to achieve self-sustainability thanks to a solar panel of 200watts. We then have two plugs of 220volts that are powered thanks to a converter of 600watts, linked to our auxiliary battery of 110 amps.

 

Many electric notions, but all in all what is important is that we can use all of our devices without driving everyday as long as we are in the sun during the day. If we have to stay longer in a place, without driving to load the batteries, we try and find a place where we can connect with 220volts and plug our own devices to two others plugs at the rear of the van.

Stay connected even remotely

To be able to work remotely, internet a digital nomad’s best ally. Even if we do enjoy nightspots where no connection is available, we also enjoy being able to use our 4G on our mobile network.

 

We have to admit that time was on our side given the change of legislation in Europe during summer 2017. The end of roaming fees in numerous countries across Europe enables us to use our mobile phones across Europe without any additional fees. Exception still stands for a few countries thought, and you just have to check whether or not it is included, if not then Wi-Fi zones will be your best option.

 

About how much we need in data, we actually use between 30Gb and 40Gb per person, which is not overstated given what the mobile operators offer, and which also leaves us the chance to use it freely. You just have to check regularly on new offers that can be made.  

To travel or to work, that is the question?
Our own way of being digital nomads

We don’t always work 7 hours a day, 5 days a week but that was not what we were looking for. We defined our vision of being digital nomads day after day at the beginning of this adventure. And how we work may change from a day to another given different constraints – weather forecasts, itinerary options, and of course, professional constraints.

 

More than a number of hours a day, being independent as a digital nomad mainly consists in being able to break standard working hours. Far from working from 9am to 6pm, the digital nomad must be able to change its daily routine and working moments from one slot in its timetable of the day to another. Of course, you can also set yourself a work pace that would create more of a routine, by also trying to go to co-working spaces in the places you visit or live in for a few days / weeks / months. But, for us at the Creative Van, and given our life on the roads, we decided to be more flexible and to work according to our itinerary and our professional constraints.

 

Once you’ve defined the terms and conditions of your own vision, the motivation does come quite easily when a slot in your timetable is available for work. It can be during long hours while driving if you are the passenger and if the road is not too winding. It can also be when it rains, and you are stuck in the van, or for a whole end of day after some adventures outside. We may also decide to dedicate a full day to work on a more standard pattern. But again, the key work in your organization is flexibility and personal will.

So, when are you hitting the road?

To us, the recipe to become a digital nomad is a mix of personal will and a structuring framework, should it be your home on wheels that is also your office on wheels, or a place you can go to regularly (coworking spaces, local coffee shops or other place of your choice). These ingredients are at least the base and it is up to you to spice it up. After a few weeks, after you’ve reached cruising speed in your nomad life, you will wonder whether this should be your new way of life or was it only a rewarding experience for your career…

Tags:
No Comments

Post a Comment